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Une histoire de village traversée par l'Histoire

Minuscule pièce dans l’immense puzzle du territoire français,
Remilly-en-Montagne en reflète la richesse et
la complexité par ses multiples traces historiques.

 

Le nom du village apparaît au XIIème siècle mais il prend diverses formes avant de devenir définitivement Remilly au XVIème siècle.

A l’époque celte, on peut dire que Remilly se trouvait en limite d’influence des peuples Eduens au sud et Lingons au nord. La frontière entre ces deux peuples se situait au passage de la Barre, à Grenand. Quelques siècles plus tard, la région est découpée en « pagi ». Le village se trouve alors dans le « pagus Magnimontensis » (Pays de Mesmont).
Au Moyen Age apparaissent les seigneuries. Celles-ci varient en fonction des mariages, des partages… en dépit des précautions prises pour empêcher de démembrer les biens patrimoniaux. En revanche, les limites des paroisses n’ont pas changé. Elles se superposaient aux communautés villageoises. Ce sont elles qui ont fixé la physionomie de la France, avec les divers hameaux qui les composaient et les chemins qui les reliaient entre elles.
Remilly et Trembloy appartiennent à Guillaume de Fontettes, fils de Jean de Fontettes, jusqu’en 1615. A partir de cette date, elles appartiendront totalement aux Brulard (seigneurs de Sombernon : Baronnie de Sombernon), qui les conservèrent jusqu’en 1763, avant de passer par héritage au marquis de Vichy. Seul le fief dit de Mandelot en sera exclu.
Sous l’ancien régime, la population de Remilly, bien qu’affranchie depuis 1619 par Noël Brulard, conseiller du roi, seigneur de Sombernon (en échange d’un boisseau d’avoine par an, les habitants ont maintenant la jouissance de leurs biens meubles et immeubles) vit des heures difficiles. Au XVIIème siècle en particulier, la paroisse va connaître des années de forte misère : l’appauvrissement a pour cause les excès de taille (impôts), acompagnés de mauvaises récoltes qui mettent les habitants dans l’impossibilité de payer les impôts, ils doivent s’endetter… Il y a des procès puis des emprisonnements de représentants des habitants avec frais de geôle et de libération. Plusieurs contrôleurs des tailles et enquêteurs vont se succéder en Bourgogne pour évaluer la situation dramatique de certains villages dont Remilly (ex : en 1666, l’enquête Bouchu sur ordre de Colbert). S’agissant de Remilly, cette enquête Bouchu ne fera que confirmer la visite du contrôleur des tailles de 1662. Les 1000 livres de revenus de la paroisse étaient entièrement dédiées aux impôts, arrérages, charges et dîme, sans qu’il soit possible aux habitants de rembourser les dettes des années antérieures.
En 1764, Gaspard de Vichy reprend le fief jusqu’à la Révolution. Au XVIIIème siècle, une comptabilité très détaillée est toujours tenue pour percevoir les nombreux impôts mais la situation matérielle de la population s’est sensiblement améliorée… Reste l’état de santé très précaire (par exemple, les registres de sépultures indiquent 15 enfants décédés en l’espace de deux mois en 1778).
Lorsque la Révolution éclate, en 1789, la terre de Remilly appartient à Maître Rameau. Après un hiver rude de froidure et de disette, les habitants de Remilly, comme tous les Français, sont invités à élire leurs députés aux Etats Généraux et à faire connaître leurs doléances au roi.
Viennent ensuite des élections municipales en 1790. Durant la période post-révolutionnaire, il sera procédé à la vente de biens cléricaux, déclarés biens nationaux (ex : la Cure et ses terres, la Fabrique : dans chaque village, l’église était propriétaire de biens fonciers qui étaient gérés par une association appelée la Fabrique). On descend une des deux cloches du clocher de l’église pour la fondre et la transformer en armement, on effectue aussi une levée de recrues pour combattre les coalisés (Prusse-Autriche).
Dans la première moitié du XIXème siècle, Remilly oscille entre 400 et 500 habitants. On peut noter le vif soutien du Maire Jean Husson à la Révolution de 1848, par une lettre écrite à la commission du pouvoir exécutif de Dijon où il donne l’impression de fédérer ses administrés. En fait, au XIXème siècle, Remilly connaît de nombreuses démissions et élections municipales suite à de fortes mésententes au sein de la population.

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