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Le verre

Dans chaque commune, vous disposez d'un ou plusieurs emplacements pour déposer le verre : ce sont les points d'apport volontaire ou PAV. Chaque commune possède au moins un PAV. Pour savoir où il se trouve, contactez la commune ou la CCOM.

 

Dans la colonne à verre, vous pouvez déposer :

 

  • les bouteilles en verre (sans bouchons),
  • les pots de confiture en verre (sans les couvercles),
  • les pots de yaourt et bocaux en verre (sans les couvercles).

 

La vaisselle ne peut pas être déposée dans les colonnes d'apport volontaire.

 

Le verre est une matière qui peut être recyclée à l'infini. Les industries de recyclage du verre fonctionnent en France depuis plus de 30 ans.

 

Le recyclage du verre : bouteilles, bocaux et pots à l'infini !

Le recyclage du verre évite de prélever du sable dans les sites naturels et limite l’énergie consommée pour la fabrication des nouveaux produits puisque le calcin réalisé à base de verre trié demande une température moins élevée pour faire fondre la matière. Donc : trier et recycler le verre, c’est éviter de prélever des matières premières naturelles et c’est aussi limiter la consommation d’énergie. C’est donc économique et écologique !

Quelles sont les phases de recyclage du verre ?

Après que les consommateurs aient déposé leurs bouteilles, bocaux et pots ôtés de leurs bouchons et couvercles et soigneusement vidés, le verre subit plusieurs phases menant au recyclage de la matière :
Tout d’abord, le tri mécanique élimine les métaux ferreux ou non-ferreux (acier, aluminium...) – par exemple les éléments impurs jetés par erreur dans les bennes de tri. Puis un tri optique au laser identifie et extrait les matériaux infusibles. Un soufflage permet ensuite d'extraire les éléments légers comme les bouchons qui n’auraient pas été enlevés ou le papier. Le verre est enfin broyé et transformé en calcin, calibré à la demande des verriers pour refaire des emballages en verre.

 

La seule limite au recyclage du verre est la couleur. En France, la collecte est organisée en mélange et est composée de verre de couleurs différentes : vert, brun, incolore. Avec ce verre, on ne peut refaire que du verre de couleur. Un tri complémentaire, le démélange, permet de séparer le verre de couleur du verre incolore, ce qui permet la fabrication de nouveaux emballages de teinte claire.

Le démélange, ou tri par couleur, permet aujourd’hui de séparer par des moyens optiques le verre coloré du verre blanc (le mélange du verre ne permettait pas, jusque là, de refabriquer du verre incolore).

La chambre syndicale des Verreries Mécaniques de France vous présente son film pédagogique sur le verre :

 

La question de la consigne du verre en France

Dans les années 70, l’industrialisation de notre pays et le phénomène de consommation de masse ont fait disparaitre un procédé connu de tous : la consigne des bouteilles de verre. Pour mémoire, ce système consistait à ramener les bouteilles de verre utilisées dans les magasins contre une petite somme d’argent (de 5 à 30 centimes l’unité). Celles-ci sont ensuite lavées et remplies à nouveau pour être commercialisées, ainsi le client achète uniquement le contenant et pas le contenu. Bien qu’étant encore en usage en Allemagne ou en Belgique, ce procédé a disparu en France.

Devant les impératifs liés à la production de déchets sur notre territoire se pose la question de remettre la consigne en place. Très peu de données sont disponibles pour évaluer la faisabilité de ce procédé mais une étude canadienne démontre toutefois que le bilan carbone et le bilan économique de la consigne ne seraient avantageux, par rapport au recyclage, que si les bouteilles parcourent moins de 250 km aller-retour entre le lieu de commercialisation et la station de lavage. Ainsi ce système ne serait économiquement viable que si la France se dotait des industries adéquates sur l’ensemble de son territoire, difficilement imaginable à l’heure actuelle.

Un autre aspect de la consigne peut également freiner sa mise en place en France : en Allemagne, ce système fonctionne car les bouteilles (par exemple de bières) sont toutes identiques, il n’y a donc pas de tri en amont des unités de lavage. A l’inverse, les producteurs français de liquides alimentaires utilisent des bouteilles très différentes pour être identifiables : pensons par exemple à l’image prestigieuse des vins français. Or, mettre en place un système de tri en amont des unités de lavage engendrerait un coût extrêmement élevé pour les consignes.

Enfin, l’aspect sanitaire peut là aussi poser un problème pour la consigne. La France est un pays extrêmement sécuritaire, dont les normes d’hygiène sont particulièrement strictes. Certaines personnes pourraient refuser de boire dans des bouteilles déjà utilisées par manque de confiance dans le nettoyage.

Néanmoins, la question reste intéressante et quelques initiatives locales permettent d’expérimenter à nouveau la consigne.

Le verre en quelques chiffres

  • En France, le recyclage permet d’éviter plus de 2 millions de tonnes de déchets mis en incinération ou en enfouissement par an.
  • 100 % du verre collecté en France est recyclé, n’importe où en France.
  • 1974 : c’est la date de démarrage du recyclage du verre en France.
  • Environ 6 bouteilles de verre sur 10 sont recyclées : l’objectif est de recycler 8 bouteilles sur 10.
  • Sur 3,7 millions de tonnes de verre produites en France, 2 millions de tonnes sont issues du verre recyclé
  • On consomme chaque année près de 50 kg d’emballages en verre par personne.
  • Le verre représente 12 % du poids des déchets ménagers

 

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